Un chez-moi à mon coûtRésumé du livre

Un premier livre sur le logement

Aucun livre destiné au grand public n'aborde aussi directement les questions de fond liées au logement. Les autres publications fournissent plutôt des conseils utiles sur la façon de choisir et d'acheter correctement une maison, une fois la décision prise.

Ce livre est donc un outil offert à ceux qui veulent prendre des décisions plus éclairées en matière d'habitation.

Les mythes et les fausses logiques financières 

Dans la sagesse populaire, plusieurs mythes et fausses logiques financières sont véhiculés en matière d'habitation. En voici des exemples :

  • En étant propriétaire, on peut récupérer quelque chose à la fin, on ne paie pas dans le vide toute sa vie comme un locataire. 
  • Je préfère payer une hypothèque qu'un loyer. Au moins, on en voit la fin un jour. 
  • Si je paie un loyer à un propriétaire, il fait du profit sur mon dos. Je préfère acheter une maison pour éviter d'avoir à payer ce profit. 
  • Une maison permet d'économiser un loyer.
  • Lorsque ma maison sera payée, il ne m'en coûtera presque rien pour me loger. Pourquoi payer un loyer toute sa vie? 
  • En plus d'être un placement sûr et une protection contre les effets de l'inflation, une maison permet de profiter de l'effet de levier financier. 
  • Une maison est une épargne forcée rentable. 
  • C'est bien beau, mais rien ne prouve que le locataire aurait réussi à mettre de côté cet argent et à faire des placements. L'argent aurait peut-être servi à toutes sortes de dépenses personnelles.

Nous avons tenté de réfuter ces fausses logiques financières et ces mythes, non pas parce que nous sommes contre la propriété - ce qui serait aussi absurde que d'être contre la crème glacée, le bon vin ou les voyages -, mais plutôt parce que la décision liée au logement est beaucoup trop importante pour que les consommateurs s'en tiennent à des analyses superficielles.

Nous savons que les facteurs qui influencent les décisions en matière de logement ne sont pas toujours d'ordre financier, loin de là. Nous avons d'ailleurs consacré un chapitre entier aux facteurs non financiers. Cependant, nous restons convaincus de l'importance de faire la distinction entre ces deux mondes. Le fait que, pour beaucoup d'entre nous, les facteurs non financiers prennent fréquemment le pas sur les facteurs financiers n'élimine pas la nécessité d'effectuer des calculs appropriés et d'appliquer les bons critères financiers avant de prendre une décision. 

Vaut-il mieux louer ou acheter?

Quelle est la conclusion du livre? Vaut-il mieux acheter ou louer? Nous croyons fermement que la question " Louer ou acheter? " n'est pas celle qu'il faut se poser en premier lieu. 

Nous n'affirmons nulle part dans le livre qu'il vaut mieux louer qu'acheter. Acheter quoi? Louer quoi? En dehors d'un contexte bien précis, la question " Louer ou acheter? " n'a aucun sens. Comment pourrions-nous affirmer par exemple qu'il est moins coûteux de louer alors qu'il existe des milliers de logements à louer plus coûteux que des milliers de logements à vendre, et vice versa? La location ou l'achat sont simplement deux façons différentes de supporter le coût du logement, et rien ne prouve qu'une façon est toujours moins coûteuse que l'autre. Dans le livre, nous tentons plutôt de répondre à la vraie question : comment calculer le coût lié à la propriété?

Une méthode de calcul inédite 

Nous avons bien compris que se loger est avant tout une forme de consommation, et qui dit consommation dit coût. Mais comment calculer le coût d'un logement? Voilà la grande question. Dans le cas de la location, l'exercice est simple, car il suffit de tenir compte des sorties de fonds liées au logement. Ces sorties de fonds sont toutes irrécupérables. Pour la propriété, c'est beaucoup plus complexe, car les types de frais et leur fréquence varient (tous les mois, tous les six mois, tous les quinze ans). Pour compliquer les choses, certaines sorties de fonds ne sont pas des coûts et certains coûts ne sont pas des sorties de fonds. Finalement, une partie de ces sorties de fonds est récupérable. 

Nous croyons avoir réussi à élaborer des méthodes permettant d'établir le coût de la propriété, en attaquant sur deux fronts :

  • D'abord, nous avons visé la rigueur pour appuyer nos propos sur une base solide. Sur ce point, nous avons utilisé tout le matériel pratique et théorique à notre disposition pour établir un modèle rigoureux et fournir des résultats concrets à partir de données réelles (ch. 15 et 16).
  • Ensuite, nous avons cherché à proposer des outils pratiques, utilisables rapidement et permettant d'aboutir à un résultat raisonnable. C'est ce que nous avons appelé la méthode simple et rapide et sa dérivée, la méthode du pifomètre (ch. 12 à 14).

Ces méthodes nous ont permis de ramener le coût sur une base mensuelle, ce qui les rend accessibles à un vaste public. Nos méthodes permettent en effet de comparer les résultats obtenus selon des paramètres connus, puisque nous sommes tous habitués à gérer nos finances sur une base mensuelle. Une fois établis les coûts de plusieurs lieux de résidence, il vous suffira de les comparer pour choisir celui qui correspond le mieux à vos objectifs et à vos moyens. 

Inflation, démographie et augmentation de la valeur des propriétés :

Nous avons abordé ces questions de front mais, contrairement aux autres publications, nos propos ont aussi traité du fait que les consommateurs se préoccupent beaucoup trop de ces questions. Ils auraient intérêt à davantage tenir compte de ce qu'ils ne peuvent pas récupérer au lieu de se concentrer sur la portion des sommes versées qu'ils peuvent récupérer. Le surplus éventuel qu'ils vont gagner au moment de la vente future de la maison n'est qu'une composante parmi bien d'autres dans le calcul du coût réel de la propriété et rien n'indique qu'il s'agit de la composante principale, loin de là. 

Un livre en finances personnelles 

L'ensemble des chapitres, et plus particulièrement les chapitres 4 à 7, font de ce livre un ouvrage de base en planification financière personnelle. Tout en se consacrant à la question du logement, les textes ont toujours la préoccupation de placer la discussion dans une perspective plus large des finances personnelles. Ainsi, ce livre pourrait fort bien constituer le premier contact d'une personne avec les notions de finances personnelles.